Lettre trimestrielle
Kislev 5764 - Décembre 2003

Articles extraits de notre lettre de nouvelles.

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Les Cochons hors du Temple ! Par Ruth Rosen

Hanoukka, la Fête de la Dédicace (voir Jean 10 :22) ou Fête des Lumières , nous rappelle une période où Dieu lutta pour Son peuple et la réaction de ce dernier. Le tyran syrien Antiochus IV Epiphane (175-163 av. J.-C.) terrorisait les Juifs, exigeant d’eux qu’ils vénèrent des idoles et qu’ils abandonnent la circoncision et la pratique du judaïsme sous peine de mort. Pire, pour éviter qu’ils n’adorent le Dieu d’Israël, ce roi fourbe sacrifia un porc sur l’autel du Temple de Jérusalem. C’était d’une obscénité indicible.

Dieu leva un petit groupe de combattants conduit par Mattatias, puis par son fils Judas le Maccabée : il battit miraculeusement Antiochus et son armée. Le peuple juif se hâta de purifier et de dédier à nouveau l’autel pour que le Temple puisse à nouveau être un vrai lieu d’adoration : c’est Hanoukka, ce qui signifie « la Dédicace (du Temple) ».

Aujourd’hui, en tant que croyants, nos corps sont le temple de Dieu. Cependant, nous aussi devons faire face à divers tyrans qui menacent une authentique adoration.

La Fête de la Dédicace est une bonne occasion pour dédier à nouveau nos cœurs et nos vies au Seigneur. C’est un moment pour lui demander de nettoyer notre temple, d’en ôter les idoles. C’est aussi un très bon moment pour regarder si nous n’avons pas des « cochons » sur notre « autel ». Si c’est le cas, ils n’y ont pas été placés par des méchants rois ou des terroristes. Chacun de nous est
responsable de ce qu’il autorise à l’intérieur dans son « temple ».

Certains cochons sont faciles à identifier : avarice, luxure, égoïsme et toutes ces choses qui proviennent de la chair de manière évidente. Mais peut-être le porc le moins « cachère » est notre pharisianisme.

La satisfaction de soi déforme notre vision des choses. Cette drogue nous oblige à regarder les porcs dans le temple des autres plutôt qu’à gérer humblement les nôtres. Elle nous rapproche d’autres personnes qui marmonnent sans cesse et prennent plaisir à critiquer les autres. Enfin, elle s’oppose à tout ce qu’on peut lire sur l’amour dans 1 Corinthiens 13. Jésus nous rappelle : « Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ? » (Luc chapitre 6 verset 41).

Jésus est mort à la croix pour que Sa justice couvre nos péchés. Nous remplir d’auto-satisfaction est donc sans doute encore plus grave devant Dieu que les péchés courants contre lesquels nous luttons tous. Mais comme pour toutes les autres drogues, Dieu peut nous en délivrer si nous venons à Lui. Dieu nous demande de voir les autres tels qu’Il les voit, plus particulièrement quand on nous a fait du tort.

Si nous voulons véritablement adorer le Seigneur, nous aurons le désir que Dieu purifie notre propre cœur. Ainsi, le Père des Lumières brillera encore plus à travers nous.

Merci de prier pour cette disposition de coeur au sein du ministère de Juifs pour Jésus et de l’Eglise. Que Dieu purifie notre temple en cette Saison de l’Avent ! Qu’Il reçoive toute l’adoration et la gloire alors que nous nous centrons sur Sa justification et Sa grâce.

Cette année, Hannoukka commence au soir du 19 décembre et termine le 27 décembre.
En se basant sur la fête de Souccot, des chandeliers étaient allumés au Temple et la fête durait huit jours. Plus tard, on a introduit le chandelier à 9 branches (huit plus une pour allumer les autres) pour commémorer un miracle raconté dans le Talmud. Mot qui signifie que la viande est acceptable pour les Juifs. Par extension, le mot représente tout ce qui est permis.


Joël GUENOUN (témoignage)

J’ai grandi dans une famille juive libérale où la pratique religieuse s’était limitée à la circoncision, à la Bar-mitzvah, et à quelques repas de shabbat dans l’année.

Dès l’âge de huit ans, j’ai commencé à me poser des questions au sujet de Dieu, mais au lieu d’en parler autour de moi, je me suis mis à le chercher par n’importe quel moyen : la mythologie, la magie, le spiritisme, l’hypnose, le chamanisme et les spiritualités orientales. Il m’arrivait parfois d’avoir quelques
satisfactions intellectuelles, mais il me manquait le plus important : sentir la présence de Dieu dans ma vie.

Au cours de ma recherche spirituelle, je pris la décision de pratiquer le yoga, et, pendant une conférence, je fus mis en présence d’un portrait de Jésus. Ma première réaction fut de l’incompréhension et du recul. À l’époque, je ne savais rien de Jésus, mis à part qu’il était juif et qu’il n’était pas le Messie. C’était ce qu’on m’avait toujours dit, et je n’avais jamais remis en question ces dires.

Pourtant, au cours des semaines suivantes, il m’arrivait malgré moi de penser à Jésus et, plus étonnant encore, lorsque je pensais à lui, je ressentais quelque chose de complètement nouveau : une chaleur intérieure, un sentiment de bien être, une paix profonde.

J’étais très intrigué. Comment le fait de penser à Jésus pouvait-il me procurer ce sentiment d’amour alors que toutes mes tentatives personnelles avaient échoué ?

Je décidai alors de lire les Évangiles et de relire la Torah, mais cette fois-ci, je souhaitais poursuivre ma lecture jusqu'aux autres livres de l'Ancien Testament et notamment les Prophètes. La lecture parallèle de l'Ancien et du Nouveau Testament fut pour moi une véritable révélation. Je pris conscience que l'Ancien Testament annonçait la venue de Jésus, et ce, depuis la Genèse jusqu'aux Prophètes ! Je découvris que, non seulement Jésus était Juif mais que les évangiles le clamaient haut et fort, par sa généalogie, sa façon de vivre, le fait qu’il n'avait jamais quitté la Judée, la Samarie et la Galilée, et qu'il n'avait enseigné qu'aux Juifs durant tout son ministère. Je réalisais que Les Évangiles étaient des écritures juives tout comme le sont les Écritures de l'Ancien Testament. Jésus est venu pour accomplir et non pour abolir la loi et les prophètes.

Je compris que Jésus-Christ est le Messie, la Nouvelle Alliance promise par l'Éternel au peuple d'Israël. Il est le fils de Dieu qui devait souffrir pour nous pour, plus tard, revenir dans toute sa gloire et rétablir toute justice. Tout commençait à se mettre en place… En reconnaissant Jésus comme le Fils de Dieu, je ne renonçais pas au judaïsme : au contraire, j'accomplissais la volonté de l'Éternel. J’acceptais Jésus le Messie non seulement intellectuellement mais émotionnellement. En comprenant cela, je me sentais réellement enfant de Dieu .

Malgré tout cela, j’avais encore une appréhension : j’avais peur de la réaction de ma famille, de mes connaissances, des autres Juifs que je connaissais. C’est alors que pour la première fois de ma vie, je me suis mis à prier, et à demander à Dieu de me donner un signe, afin de me montrer que je ne me trompais pas. « Jésus est-il Ton fils ? Est-il le Messie d’Israël ? Est-il celui qui sauve les âmes
perdues ? »

Et Dieu me répondit !!

Il me répondit à travers des versets de la Bible, à travers des rencontres qui n’auraient pas pu se faire sans son action, il me fit découvrir « par hasard » l'association Juifs pour Jésus en surfant sur le web. Et je réalisais alors qu’il était possible d’être juif, de croire en Jésus-Christ et de l’affirmer haut et fort.

Je sentais enfin la présence de Dieu dans ma vie. Je sentais son amour et cela grâce à Jésus.

Jusqu'à ma conversion, je cherchais une vérité à laquelle je pourrais me raccrocher, mais depuis ma rencontre avec le Seigneur, je ne cherche plus car je sais en qui j’ai cru et je sais que la vérité est en Christ. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Il a transformé mes doutes en certitudes, et il m’a donné un
cœur nouveau.

Joël est Professeur de Physiques et habite en région Parisienne. Il demande la prière pour sa famille qui ne connaît pas encore le Seigneur.


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