|
Le mot d'ordre est "insécurité". Le Front
National a mené sa campagne sur ce thème et le Président Chirac
considère cette question comme prioritaire. Cela interpelle également
les Juifs, en France ou en Israël.
Ces derniers dix huit mois la communauté
juive en France a subi le plus grand nombre d'agressions de tous
les pays occidentaux : Des joueurs de foot juifs attaqués par des
jeunes portant des barres de fer en banlieue parisienne, des autocars
de ramassage scolaire juifs incendiés, la destruction de synagogues
à Marseille, Lyon et Paris et la desécration de cimetières juifs.
Plus de 300 incidents en 2001 et certains parlent d'un nombre déjà
similaire pour les premiers mois de cette année. Le gouvernement
refuse apparemment de reconnaitre que l'antisémistisme augmente,
et que ces actes, perpétrés principalement par des marginaux de
la communauté musulmane en France, ne sont pas de simples actes
de vandalisme et d'insécurité. Toute cette situation a engendré
une préoccupation grandissante dans la communauté juive. Dans le
contexte du conflit Israelo-Palestinien, le Grand Rabbin de Grande
Bretagne, Jonathan Sachs, a déclaré que les Juifs recherchent la
sécurité et les Palestiniens recherchent la dignité. Tous recherchent
la sécurité, mais peu la cherche là où elle se trouve. Si on ne
cherche que des solutions politiques, on est forcément déçus, et
on rejette la faute sur les autres. Récemment, à la suite d'une
manifestation pro-palestinienne, les murs extérieurs de notre bureau
"Juifs pour Jésus" ont été couverts d'affiches qui laissaient entendre
que nous, en tant que Juifs, sommes la cause du malheur des Palestiniens.
Mais l'explication biblique est bien différente. "Tous ont péché
et sont privés de la gloire de Dieu". Le psalmiste le dit de manière
éloquente : "L'Eternel, du haut des cieux, regarde les fils de
l'homme, pour voir s'il y a quelqu'un qui soit intelligent, qui
cherche Dieu. Tous sont égarés, tous sont pervertis; Il n'en est
aucun qui fasse le bien, pas même un seul." (Psaume
14:2-3). Nous devons garder cette perspective, et nous
rappeler que la solution se trouve en Jésus Christ. L'apôtre Paul,
autrefois Pharisien et persécuteur des premiers Juifs pour Jésus,
le résume ainsi : "J'exhorte donc, avant toutes choses, à faire
des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâce,
pour tous les hommes, pour les rois et pour ceux qui sont élevés
en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille
en toute piété et honnèteté. Cela (les prières) est bon et agréable
devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés
et parviennent à la connaissance de la vérité. Car il y a un seul
Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ
homme, qui s'est donné en rançon pour tous." (1
Timothée 2:1-6). Malheureusement, il nous est plus facile
de voir la paille dans l'oeil de notre ennemi que de voir la poutre
dans le notre. Dieu appelle tous les hommes à la repentance. Il
appelle les Chrétiens à proclamer spécifiquement le message de l'Evangile.
Mais les slogans politiques et partisans prennent le pas sur cette
proclamation au fur et à mesure que l'Evangile se ternit dans nos
coeurs.
La Fédération Protestante de France, par un communiqué de presse
du 13 décembre 2001, félicitait le Ministre des Affaires étrangères
de l'époque, M. Hubert Védrine, pour son approche "équilibrée" des
problèmes du Moyen-Orient et sa dénonciation sans détour de la politique
de "colonisation" d'Israël. Aucune condamnation du terrorisme. Aucun
rappel que le seul espoir durable est en Christ, non seulement pour
Israël et les Palestiniens, mais aussi pour la France et les Français.
Aucun rappel du message du Salut. Aucun appel à la repentance. Le
rejet de la faute sur Israël, un peu comme la faute traditionnellement
rejetée par l'église sur les Juifs pour la mort du Christ. Un rappel
de la mort plutôt que l'espoir de la résurrection.
Par contraste, l'apôtre Paul avait choisi
de rappeler le message de l'Evangile à ses frères dans la foi à
Corinthe : Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures
; il a été enseveli, et il est réssucité le troisième jour, selon
les Ecritures (1 Cor 15:3).
La mort a été anéantie par la victoire : le Christ est vivant. Il
y a de l'espoir pour l'avenir, en France et en Israël - de l'espoir
en Christ. Voilà le message que les Chrétiens doivent apporter:
"Nous sommes donc ambassadeurs du Christ, comme si Dieu lancait
son appel à travers nous, nous en supplions au nom du Messie : Soyez
réconciliés avec Dieu. Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a
fait péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de
Dieu." (2 Corinthiens 5:20-21).
|