Lettre trimestrielle
Adar 5763 - Mars 2003

Articles extraits de notre lettre de nouvelles.

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Ce n'est pas par Hasard par David Brickner (Directeur international )
Ce mois-ci, les Juifs du monde entier célèbrent la fête de Pourim.
Ce jour commémore la libération par Dieu du peuple Juif, telle que racontée dans le Livre d'Esther. Et pourtant, il n'est fait aucune mention de Dieu dans toute cette histoire. Ce qu'on y trouve, cependant, c'est une série de coïncidences - une suite d'évènements qui, ensemble, forment un grand dessein qui ne pouvait venir que d'un seul Grand Architecte.

Par exemple, quand le Roi Assuérus voulait que sa femme, Vasthi, se présente à une fête, elle a refusé. Le roi, de colère, répudia la reine - et demanda qu'on organise un concours de beauté pour lui trouver une remplaçante. Arrive Mardochée, un homme de Dieu qui a élevé sa nièce, Esther, en tant que femme de Dieu. Chose étrange, il inscrit Esther au concours de beauté et elle est choisie comme nouvelle reine pour le puissant Assuérus (Esther 2:8). Est-ce une coïncidence qu'elle se trouve alors en mesure de démanteler un complot pour anéantir le peuple Juif ? Pas du tout. Maintenant, Esther doit risquer sa vie pour intercéder pour son peuple. Son cœur doit battre très fort, mais l'urgence des paroles de son oncle retentit dans ses oreilles. "D'ailleurs, qui sait si ce n'est pas en vue de telles circonstances que tu es devenue reine?" (Esther 4:14). Dieu a utilisé un concours de beauté païen pour apporter le salut à Son peuple ! Qui connaît les circonstances et les opportunités à travers lesquelles Dieu mènera à bien Son projet dans votre vie ? Nous les appelons des "rendez-vous divins". C'est étonnant de voir comment les rendez-vous divins arrivent quand on se trouve face à une situation désagréable. Si souvent, quand nous distribuons des tracts dans la rue, nous devons nous blinder pour supporter le rejet ou même l'ennui. Et là, il se trouve que nous rencontrons quelqu'un qui, justement, pensait au Seigneur le jour même. Ou bien nous rassemblons nos efforts pour téléphoner à nos contacts Juifs avec lesquels nous n'avons pas parlé depuis longtemps parce qu'ils nous avaient fait comprendre que l'étude de la Bible ne les intéressait plus. Et, ô surprise, quelque chose s'est passée cette semaine même et leur cœur est ouvert à la vérité. Notre coup de fil inattendu est pour eux un signe que Dieu essaie d'attirer leur attention.

Très souvent, les rendez-vous divins se produisent quand nous sommes dans des situations qui demandent un peu de courage. Alors, quand vous vous trouvez dans une situation qui semble intimidante, ne pensez pas une minute que Dieu n'est pas à l'œuvre. Plutôt que de considérer les évènements comme de simples "coïncidences", nous pouvons y voir la main de Dieu. Et plutôt que de grommeler sur nos circonstances difficiles, nous pouvons y voir les occasions qu'elles présentent d'atteindre l'objectif de Dieu. Quoi que vous ayez à affronter, si vous demandez le courage de faire confiance et d'obéir au Seigneur, Sa souveraineté se fera jour et vous pourrez vous réjouir de Son regard posé sur vous !


La création d'un état palestinien par Stephen Pacht

(ici nous publions la grande partie de la réponse donnée par Stephen Pacht au Magazine "L'Avènement" août 2002)

De manière pragmatique, je suis favorable à la création d'un Etat palestinien.
Cela dit, j'observe que l'opinion médiatico-politique occidentale associe sionisme à racisme et oublie qu'un million d'Arabes vivent en paix en Israël aujourd'hui. La création d'un Etat palestinien garantira-t-elle à des Juifs de pouvoir vivre en paix dans ses frontières ?
Rien n'a malheureusement jamais été dit dans ce sens, et les faits attestent plutôt du contraire.

Le fait que des Arabes puissent vivre en paix en Israël et que des Juifs puissent être tués dans les territoires dites "palestiniens" montre bien la complexité de la situation. Par ailleurs, il faut relever qu'Arafat porte la responsabilité de l'échec du plan de paix Barak. En effet, en demandant le retour possible de tous les exilés palestiniens et de leurs descendants depuis 1948, il ne proposait en fait pas autre chose que la suppression de l'Etat d'Israël par "asphyxie démographique" tout en demandant un deuxième (nouvel) état palestinien. Aussi l'occident semble ignorer que la Jordanie est un pays créé en 1947 dont la moitié des habitants sont des palestiniens.
Dieu veille à l'accomplissement de ses prophéties. S'il est juste pour les chrétiens d'observer les signes, il n'en demeure pas moins que leur responsabilité première réside dans l'annonce de l'Evangile. Quelques décennies seulement après la résurrection du Christ, l'apôtre Paul exhortait déjà les païens convertis au christianisme à annoncer la Bonne Nouvelle "d'abord aux Juifs" (Rom. 1, 16). Les chrétiens sont souvent spectateurs d'Israël. Ils parlent beaucoup d'Israël, mais parlent peu de Jésus à Israël et aux Juifs. C'est pourtant bien cela qui pourrait changer le scénario actuel. Les Juifs qui se convertissent vont contribuer à la paix. Tant que les chrétiens ne font rien pour apporter Jésus à Israël, ils ne font rien pour apporter la paix en Israël. Juste avant de monter au ciel, le Messie a répondu à ses disciples qui l'interrogeaient sur le temps du rétablissement du royaume d'Israël : "Il ne vous appartient pas de savoir quand viendront les temps et les moments, car le Père les a fixés de sa seule autorité. Mais vous recevrez une force quand le Saint-Esprit descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins, vous parlerez de moi à Jérusalem, dans toute la région de la Judée et de la Samarie, et jusqu'au bout du monde" (Act. 1, 6-8).

(ndlr: Cette prise de position est personnelle et n'engage pas "Juifs pour Jésus")


Le poids des mots

HEBRON - Kiriath Arba

Hebron est aujourd'hui une ville palestienne qui compte une minorité d'habitants juifs, religieux pour la plupart, immanquablement qualifiés par la presse de "colons", sous-entendant que ce sont des imposteurs. Le Larousse définit le "colon" comme étant "originaire du pays colonisateur". Rappelons que c'est à Hébron qu'Abraham et Sarah, Isaac et Rebeca, Jacob et Léa furent enterrés (Gen 49:31; 50:13). Selon Josephus (Ant 2.199;3.305), là aussi sont enterrés les fils de Jacob, à l'exception de Joseph. C'est à Hébron que David fut oint Roi de Juda (2 Sam 2:4) et deux ans plus tard Roi d'Israël (2 Sam 5:3). Hébron fut la capitale d'Israël pendant sept ans et demi. Des découvertes archéologiques indiquent qu'il s'agissait d'un centre administratif important du temps du Roi Ezéchias, et après le retour de captivité à Babylone les exilés s'y établirent (Neh 11:25).
Le Larousse indique simplement que la tradition rapporte qu'Abraham y est enterré, et qu'Hébron est donc une ville sainte aux yeux des Juifs, des Chrétiens, et des Musulmans ; que, sous le nom de "El-Halil", Hébron est une des quatre villes sacrées de l'Islam. La justesse historique a disparu. Hébron n'est pas seulement la ville d'Abraham, elle est la Ville d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. C'était une ville d'importance en Judée, depuis le temps de la conquête de Canaan par Josué, durant le règne du Roi David puis de Salomon, et après le retour d'exile à Babylone. C'était une grande ville pour les Juifs pendant 2000 ans jusqu'à leur dispersion hors d'Israël en 70 après JC. La ville fut alors réduite en cendres par les Romains.
Depuis 2000 ans, sous les diverses formes d'occupation en Israël, une communauté juive a continué d'y vivre. Pendant le Mandat britannique, dans les années 20, des pogroms éclatèrent à Hébron. Des Arabes tuaient des habitants Juifs. Les troupes britanniques conseillaient alors aux Juifs de quitter Hébron. Plusieurs quittèrent la ville sous protection armée, et un certain nombre décida de rester. Aujourd'hui, la ville est à majorité palestinienne. Cependant, même par un effort d'imagination, ce n'est pas juste, ni bibliquement correct, de dire que les Juifs habitant Hébron sont des "colons".


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