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Lettre trimestrielle
Adar II 5764 - Mars 2005
Articles extraits de notre lettre de
nouvelles.
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| EDITO
: La libération d'Auschwitz Par
Stephen Pacht |
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" Voici encore
ce que j'ai vu sous le soleil : À la place du droit, là est la méchanceté,
à la place de la justice, là est la méchanceté. Je me suis dit :
Dieu jugera le juste et le méchant, car il y a un temps pour chaque
chose et un lieu pour chaque œuvre." (Ec
3. 16-17)
Je fus réellement
surpris par la couverture médiatique du 60e anniversaire de la libération
du camp d'Auschwitz. Je trouve encore les images trop intimes pour
être vues. Des photos de "ma grande famille" exposées au public.
Je me sens mal à l'aise face à cette mise en pâture des images,
à la banalisation de la torture et de la mort. L'homme est tourné
vers le mal, et les media n'ont pas à nourrir son voyeurisme.
Lors
de l'inauguration du "Mur des Noms" dans le Marais, à Paris, le
président Chirac a parlé de "la faute de la France". Les noms de
76 000 Juifs français déportés durant le 2nde guerre mondiale. Seulement
2500 revinrent vivants. Pendant 40 ans, l'extermination (Shoah)
de 75 000 Juifs en France fut niée. À l'école, l'Histoire s'est
concentrée sur l'héroïsme des résistants. Le gouvernement de Vichy
fut considéré comme représentant un groupe marginal parmi la population
française. Le Président Chirac est le premier président à ouvertement
reconnaître que le gouvernement de Vichy était le gouvernement français
en place, le gouvernement représentant le peuple français.
Je fus aussi frappé par un documentaire
sur Struthof, le seul camp de concentration sur les terres françaises,
avec chambres à gaz et crématorium. Plusieurs milliers y sont morts
-non seulement des Juifs, mais aussi des prisonniers politiques,
des homosexuels et plus tard, des résistants. Ce fut un rappel qu'en
dépit de la lâcheté et l'indifférence de la France dans cette situation
critique pour les Juifs, des français "ordinaires" ont sauvé les
deux tiers de la population juive français, beaucoup au péril de
leur vie. Mon propre père fut l'un de ceux qui furent sauvés, comme
ce fut le cas pour la mère de Sabrina Babin.
Cela fait 18 mois que Sabrina travaille
avec Juifs pour Jésus. En commémoration du 60e anniversaire de la
libération d'Auschwitz, nous avons décidé d'éditer le témoignage
de la mère de Sabrina, Anna Zaks, écrit avant sa mort. Ce témoignage
fut soumis au conseil de Yad Vashem (musée de l'Holocauste en Israël)
qui déclara ainsi Isidore et Léontine Boyau, "Justes parmi les nations".
Ce sont des français "ordinaires" qui, au péril de leur vie, ont
sauvé la vie de la mère de Sabrina.
La grand-mère et la tante de Sabrina
ont fait partie des 12 000 Juifs pris dans la Rafle du Vel d'Hiv
à Paris, dans le petit matin des 16 et 17 juillet 1942. Elles furent
confinées dans ce vélodrome, pendant 3 jours, sans nourriture, ni
eau, ni sanitaires, avant d'être transférées à Pithiviers. Le grand-père
de Sabrina avait quant à lui été d'ores et déjà arrêté et transféré
à Drancy. Tous les 3 furent conduits en wagon à bétail à Auschwitz.
Pour beaucoup de Juifs en France, Auschwitz
est toujours dans les mémoires. Même si aujourd'hui il ne reste
que quelques survivants, Auschwitz vit dans la vie de leurs enfants.
Nous avons choisi de publier un livret spécial de témoignages d'enfants
de survivants, expliquant comment la souffrance de leurs parents
les a marqués, mais aussi comment la foi leur a donné espérance
et liberté.
" Je vous le dis, à vous, mes amis:
ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent
rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre.
Craignez celui qui, après avoir tué, a l'autorité pour jeter dans
la géhenne ; oui, je vous le dis, c'est lui que vous devez craindre.
" (Luc 12. 4-5)
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| Les
Nouvelles de Juifs pour Jésus |
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Pessah - la Pâque
Cette année, notre calendrier grégorien
n'est pas du tout synchronisé avec le calendrier biblique. Le vendredi
de Pâques tombe sur la fête de Pourim, la Fête d'Esther (25 mars),
un mois avant Pessah, la Pâque juive, dont le premier jour est le
24 avril.
Nous animons un repas de la Pâque le 30
avril, à la fin de la semaine de Pâque : un bon repas dans un bel
hôtel, avec le groupe musical Kol Ami et le récit d'une version
messianique de la Haggadah (narration) de la Pâque, qui trouve
son accomplissement lors du dernier repas de Jésus.
Administratif
Nous avons malheureusement dû licencier notre secrétaire pour raison
économique. Merci de prier pour Yvette dans cette nouvelle étape
pour elle, et merci de prier pour Antoine qui assume un travail
administratif encore plus important.
Nouveau Format - Abonnement - Commission Paritaire
Notre nouveau format nous permet de nous
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| Le
mystère de la coupe de la Pâque Par
David Brickner, directeur de Jews for Jesus |
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La coupe de la Pâque
est l'un des symboles centraux de cette fête connue aussi comme
la Fête de la Rédemption. Mais le récit de la Pâque ne fait mention
d'aucune coupe. En fait, la seule mention biblique d'une coupe en
rapport avec la Pâque se trouve dans le Nouveau Testament. Quand
Jésus a célébré cette fête avec ses disciples, il a levé une coupe
à au moins deux reprises, lors du repas (Luc
22, 17, 20). Pourquoi ?
Dans les Écritures hébraïques, la coupe
est souvent utilisée comme symbole du jugement de Dieu. Par exemple,
la coupe de la colère ou de la fureur apparaît dans l'Ancien Testament
(Psaume 75:9; Jérémie 25:15).
Aussi le psalmiste s'écrie: "Je lèverai la coupe du salut et
j'invoquerai le nom du Seigneur" (Psaume 116,
13). Ainsi, le symbole de la coupe véhicule donc aussi
bien l'idée de colère que celle de salut, aussi bien l'image du
jugement que celle de la bénédiction. Aucune de ces références ne
mentionne la Pâque. Pourtant, le jugement et le salut sont magnifiquement
tissés dans le récit de la Pâque. Dieu déverse sa colère sur les
Égyptiens, mais met à part les Israélites qui lui ont obéi en impregnant
les linteaux des portes de leurs maisons par du sang de l'agneau.
Chaque année, les familles juives rappellent cela par le seder,
ce repas qui commémore la Pâque.
Comment une coupe a pu devenir un symbole
de la Pâque est un mystère. Nous savons que, de son temps, Jésus
a observé la Pâque et que la coupe était une partie officielle du
rituel. En fait, une source rabbinique ancienne, la Michnah,
ordonne que ceux qui célèbrent la Pâque boivent 4 fois de la coupe
durant le seder (Pesahim 10, 1).
Cette tradition demeure.
On a donné un nom pour chacune des fois
où la coupe est remplie. Les opinions divergent sur le sens symbolique
des coupes. La plupart disent que la première coupe est le Kiddouch,
ce qui veut dire "sanctification". C'est avec cette coupe
que le seder commence. La seconde coupe s'appelle la coupe des plaies.
La troisième coupe se réfère soit à la coupe de salut, soit la coupe
de bénédiction. La quatrième est souvent appelée Hallel qui signifie
"louange".
La tradition
juive ne nous en dit pas plus au sujet des coupes sinon qu'elles
doivent être remplies avec du vin rouge pour nous rappeler le sang
de l'agneau de la Pâque.
Le Nouveau Testament évoque l'une des coupes
-celle qui est prise après le repas- qui est traditionnellement
la troisième coupe. Jésus l'appelle la coupe de "la nouvelle
alliance en mon sang, qui est répandu pour vous" (Luc
22, 20). L'Apôtre Paul l'appelle "la coupe de bénédiction,
sur laquelle nous prononçons la bénédiction", mais aussi "la
coupe du Seigneur" (1 Corinthiens 10.
16, 21).
Jésus et Paul empruntent à la tradition
juive pour nous faire percevoir quelque chose qui n'était pas compris
auparavant. En appelant la coupe "la nouvelle alliance en mon
sang", Jésus fait un lien direct avec la promesse du prophète
Jérémie au chapitre 31. Dieu a déclaré qu'il allait faire une nouvelle
alliance car la première a été "rompue" (Jérémie
31. 32). Violer un accord d'alliance avec Dieu entraînerait
certainement Sa colère et Son jugement -une effroyable coupe ! Mais,
au lieu de cela, Dieu promet une nouvelle alliance de grâce et de
salut.
Jésus a déclaré que cette nouvelle alliance
serait en son sang, versé de la coupe de salut. La coupe de la rédemption
signifie bien plus que la sortie d'Égypte du peuple hébreu. Elle
fait partie du plan de Dieu depuis toujours. Jugement et salut,
colère et rédemption sont étroitement liés dans le mystère d'une
coupe, expliquée par le Messie lors de son dernier seder dans la
chambre haute. Jésus ne parlait pas de la coupe uniquement de manière
symbolique. Il décrivait les événements qui allaient bientôt se
passer dans sa propre vie.
Plus tard, dans la soirée, dans le jardin
de Gethsémané, il a crié à Dieu dans une prière angoissante : "Père,
si telle est ta décision, éloigne de moi cette coupe. Toutefois,
que cela ne soit pas ma volonté, mais la tienne." (Luc
22. 42). Dans son humanité, Jésus a pu désiré que cette
coupe de jugement -celle que tous excepté lui auraient méritée de
boire- s'éloigne de lui. Mais, comme Fils de Dieu obéissant, Jésus
savait que la coupe de bénédiction pouvait seulement être versée
pour le salut de beaucoup si lui, en premier, buvait la coupe du
jugement sur toute l'humanité.
En dépit de l'agonie et de sa séparation
d'avec le Père, notre Seigneur a accepté de boire cette coupe afin
de porter le jugement et de souffrir de cette mort horrible pour
que nous puissions être libérés et pardonnés. Ce n'est pas un hasard
si l'Apôtre Paul l'appelle "la coupe de bénédiction, sur laquelle
nous prononçons la bénédiction". Quelle plus grande bénédiction
pourrait exister que celle que le Messie nous a acquise par sa mort,
son ensevelissement et sa résurrection ?
En l'appelant la coupe de la bénédiction
comme dans la tradition, l'Apôtre Paul met en évidence le puissant
lien entre la Pâque et la Sainte Cène. Ce sacrement a ses racines
dans le plan éternel de Dieu, tout comme dans les traditions du
peuple élu de Dieu, les Juifs.
La coupe incarne à la fois le jugement
et la promesse de salut. Cela me rappelle une autre coupe qui associe
le jugement et la promesse.
Cela me rappelle l'histoire de Joseph.
Après que ses frères l'ont trahi et vendu comme esclave en Égypte,
Dieu a élevé Joseph. Au cours d'une famine, ses frères sont venus
en Égypte pour acheter du blé. Ils n'ont pas reconnu en ce puissant
prince d'Égypte leur propre frère, alors que lui les a reconnus.
Il n'a pas révélé son identité et leur a demandé de revenir avec
leur plus jeune frère pour prouver qu'ils n'étaient pas des espions.
Joseph avait
un plan. Il a caché sa propre coupe d'argent dans le sac de blé
du plus jeune des frères. Alors que les enfants d'Israël retournaient
chez eux pour la seconde fois, les soldats de Joseph les arrêtèrent.
Ils trouvèrent la coupe de Joseph et accusèrent Benjamin de vol.
Cette coupe devint l'acte d'accusation contre Benjamin et le symbole
du jugement, certainement la mort. Ils déchirèrent tous leurs vêtements
et, angoissés, ils retournèrent avec Benjamin en Égypte.
Là, ils ont découvert la vraie identité
du prince d'Égypte et furent alors réunis, devant le frère qui avait
tous les droits de les exécuter à l'exception du plus jeune, non
du fait de la coupe d'argent volée, mais parce qu'ils l'avaient
vendu comme esclave. La coupe qu'ils ont ramenée en Égypte était,
pour eux, symbole de jugement et de mort. En fait, elle est devenue
une source de salut et de pardon.
Comme je languis que mon peuple juif trouve
le salut, la guérison et le pardon dans la coupe de la Nouvelle
Alliance, au travers du Messie Yechoua. Alors que nous commémorons
l'histoire de la Pâque, alors que nous célébrons la victoire de
l'Agneau à la résurrection, priez que le mystère de la coupe de
bénédiction soit aussi annoncé à mon peuple juif.
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